Circuit des Anamorphoses dans Béziers

3 street-artistes montpelliérains transforment des coins de rues, de places de Béziers depuis quelques semaines. Nikita, Sweo et Des 3 enfourchent leur imagination,  lâchent la bride à leur talent, attisent la curiosité et l'envie de se mettre en scène dans les "bouts de monde" inattendus, colorés, qu'ils peignent ici et là. Si les passants ne marchent pas trop dessus, ces "anamorphoses" pourraient "vivre" jusqu'en novembre. D'ici là, tournez vite sur vous-même et criez : ANAAAA... MORPHOSE !

 

Place Jean-Jaurès, et si Pierre-Paul Riquet descendait de son piédestal, pour taper dans le ballon?

Place Jean-Jaurès : la Coupe du Monde de Football 2018

Depuis le 15 juillet, c'est un rêve : "on dirait que je serais Antoine Griezmann, et que je marque le péno au gardien croate (Subasic), en finale de la Coupe du Monde..." Ben allez-y, ici, Place Jean-Jaurès, avec la bénédiction de la statue de Paul Riquet. Et pour la peine, après, apéro sur l'une des terrasses de la Place.

Attention à l'équilibre : sous la passerelle plongent l'abîme... et le parking souterrain

Place Jean-Jaurès : le pont de singe

C'est pas Koh Lanta c'est sûr, il faut juste quelques secondes pour traverser ce pont de singe brinquebalant et imaginaire, mais tellement réaliste. Ca fait une photo originale et à quelques mètres de là, on se récompense avec un burger maison (délicieux) chez l'ancien rugbyman Johnny Howard, à La Charnière.

Une anamorpose très à propos : colis et lettres sortent des profondeurs de La Poste

Boulevard Jean-Jaurès : les colis de La Poste

En attendant le colis d'anniversaire envoyé par Mamie, un p'tit cornet de glace à l'italienne à l'Hôtel XIX, ça aide à patienter. En plus, il y a des chaises et des bancs, face à la Poste. Puis descendre la rue de la Citadelle, passer la Place du Coq d'Inde et prendre à droite, la rue des anciens Combattants.

Devant l'hôtel de ville : une identité gravée-peinte dans la pierre

Place Gabriel-Péri : Béziers-piscine

Si seulement on pouvait plonger dans chaque lettre... Tiens mais c'est qui ce type en marbre qui me regarde ? Il paraît qu'il s'appelle Pépézuc. OK, si j'allais dénicher un bon plan "découverte de la ville" à L'Office de Tourisme (il est juste en face) ? Idée judicieuse, je crois.

La nature a toujours raison de tout : lorsque c'est une rose, c'est encore mieux

Place du Forum : n'oubliez pas d'arroser les roses

J'arrose une rose et j'arrive rue Viennet. Au bout, il y a la cathédrale, le "must see" de la ville. Et entre les deux, "le sanglier qui chasse", LE Barber Shop de Béziers, pour une petite rectification de pilosité masculine.

Un flamant rose peint devant une église romane : Ste Marie-Madeleine s'étonne

Place de la Madeleine : flamant-bouée

"Sous les pavés la plage", qu'ils disaient en mai 68. Il faut croire que c'est vrai, puisque quelqu'un a laissé sa bouée là. Kitchissime le flamant, mais sympa. Avant de piquer une tête, faire un petit tour dans l'église de la Madeleine, un haut lieu de l'histoire locale (la population de Béziers y fut massacrée en 1209, pendant la Croisade contre les Cathares).

On évite de mouiller ses pieds dans la mare, rue de la République

Rue de la République : la mare aux dalles

Un espace naturel au milieu de toutes ces pierres ? Jolie idée. Mon sens de l'équilibre impressionne la carpe koï apparemment.
Continuer via la rue Trencavel au coin de la maison rose vers la rue, puis la place Saint-Esprit. Là, on fait demi-tour sur soi-même et... bingo : une fresque -en trompe l'oeil aussi-, qui raconte les séjours du compositeur Camille Saint-Saëns à Béziers.

Sympa la grenouille, place Lavabre, et en plus elle ne coasse pas

Place Lavabre : la fontaine au lotus et à la grenouille

On ouvre ses chakras, on écoute le bruissement de l'eau, on se régale d'une coque de St Aphrodise dans la boulangerie voisine et on repart, léger et serein, arpenter la rue du 4 septembre, alias "la rue du 4" pour les Biterrois. Au fait, histoire de briller en société: pourquoi avoir baptisé ainsi une rue ? Parce que le 4 septembre 1871, après la défaite de Sedan et l'abdication de Napoléon III, la république est définitivement proclamée en France et qu'à Béziers, on est farouchement républicain.

Sous le sol, il y a des trésors : la preuve

 Allées Paul Riquet : le ciel est dans les douves

C'est gonflé, d'avoir ouvert le sol des Allées Paul Riquet pour y peindre les galaxies du ciel. D'autant qu'à cet endroit précis, on marche sur les douves (comblées au XIXe siècle) des anciens remparts de Béziers. Et oui. Faites le tour du théâtre et rencontrez Arlequin, qui anime la façade. De l'autre côté du rond-point, à l'angle des avenues Clémenceau et Foch, matez tout en haut : une fresque en trompe l'oeil rend hommage à Jean-Marie Cordier, ingénieur du XIXe siècle qui a amené l'eau courante dans la ville haute.

Courage, l'escargot, tu vas y arriver !

Allées Paul Riquet : l'escargot de St Aphrodise

Devant chez Hippolyte, le coiffeur, à l'angle des Allées et de la rue du 4, l'escargot monte péniblement l'escalier, pour accéder au trottoir des Allées. Un escargot, quelle incongruité direz-vous ! Sauf que l'escargot est à Béziers ce que les moutons sont à Panurge  : in-dis-so-cia-ble ! Pour en savoir plus, consultez les conseillers en séjour de l'Office de Tourisme (place du Forum), après une pause au Café des Arts, et une halte devant la fresque dédiée à l'Arlésienne (excellent pour la culture générale.). Allez, un indice tout de même : la gastéropode est très lié à St Aphrodise...

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